Les Familles des victimes de l’attentat de l’avion DC 10 et le livre de Sarkosy…

Les Insoumis du Pic St Loup retranscrivent le communiqué de presse des familles de victimes du DC 10 en réponse au livre de Sarkozy


Rappelons les faits et la condamnation judiciaire de Sarkosy

Le 19 septembre 1989, un attentat perpétré par les services secrets libyens contre un vol du DC10 d’UTA au-dessus du Niger a causé la mort de 170 personnes de 18 nationalités. Parmi les responsables condamnés pour cet acte figure Abdallah Senoussi, écroué à perpétuité.

En 2025, Nicolas Sarkozy a été condamné pour avoir permis à deux de ses proches collaborateurs, Brice Hortefeux et Claude Guéant, de solliciter le même Abdallah Senoussi en vue de financer sa campagne présidentielle de 2007. En échange, ils auraient évoqué une possible révision de sa situation judiciaire, malgré sa condamnation. Sarkozy, condamné à cinq ans de prison en septembre 2025 et incarcéré en raison de la gravité des faits, conteste ces accusations. Son procès en appel se tiendra du 16 mars au 3 juin 2026.

Les Filles du DC 10*, parties civiles au procès du financement libyen, sont affligées par les pages 197 et 198 du livre de Nicolas Sarkozy

Nous reproduisons ci-dessous leur communiqué de presse du 9 décembre 2025

Deux pages du livre à paraître de Nicolas Sarkozy sont consacrées aux témoignages des familles endeuillées de l’attentat du DC-10 (170 morts). Il se présente comme une victime injustement prise pour cible par des familles ingrates et revanchardes. Pour les filles du DC 10, cette posture est choquante, elles rétablissent les faits sur quatre points :


1. La réception à l’Élysée

Nicolas Sarkozy affirme avoir tenu à recevoir la délégation de familles, en décembre 2007 lors de la venue de Kadhafi à Paris.

En réalité, seules nos protestations publiques et répétées ont contraint l’Élysée à nous accueillir in extremis. Sans cela, jamais il ne nous aurait accordé d’attention.


2. « Les familles ont été indemnisées, l’affaire est close »

Sarkozy présente l’indemnisation obtenue de haute lutte par les familles comme une caution morale lui permettant de renouer avec le dictateur libyen.

Cette indemnisation n’a jamais absous ce régime sanguinaire, ni justifié de servir de paravent à un marchandage avec un État qui n’a jamais reconnu sa responsabilité dans l’attentat, ni exprimé le moindre pardon aux familles des 170 victimes.


3. « Parler à Kadhafi, c’est lutter contre le terrorisme »

Prétendre que Kadhafi serait devenu un interlocuteur essentiel de la lutte contre…


4. « Senoussi… jamais rencontré »

Affirmer n’avoir jamais eu de contact avec l’organisateur de l’attentat du DC-10 est une nouvelle distorsion de la vérité.

Le procès a démontré à travers les nombreuses auditions dont celles de Brice Hortefeux et Claude Guéant que Nicolas Sarkozy ne pouvait ignorer les liens existants entre ses plus proches collaborateurs et le numéro 2 libyen.

On peut aider quelqu’un sans l’avoir rencontré physiquement.


En conclusion, nous rappelons que même si Nicolas Sarkozy laisse entendre que nous lui reprochons la reprise des relations diplomatiques avec la Libye, ce n’est pas le cas, cela ne lui est également pas reproché dans le jugement.

Une fois encore, Nicolas Sarkozy inverse les rôles, faisant croire qu’il serait la véritable victime, celle de la douleur des familles du DC-10.

C’est un choix assumé : déformer les faits et escamoter la vérité. Nous serons toujours là pour nous opposer à ces manipulations et notamment au jugement en appel.

Enfin, Nicolas Sarkozy dit avoir été « bouleversé » par nos témoignages. Nous en prenons acte.


*Contacts presse :

Yohanna Brette –

Danièle Klein –


Les Filles du DC 10*

Filles, mères, sœurs de victimes de l’attentat du DC-10 UTA survenu le 19 septembre 1989.

Toutes ont vu leur vie percutée par la violence du terrorisme. Elles sont parties civiles et ont témoigné au premier procès du financement libyen et seront présentes en appel.

Toutes n’attendent qu’une chose : que la justice soit enfin rendue et que la vérité soit enfin révélée.