Gaza. Un génocide qui s’amplifie jour après jour 3 mois après un soi-disant cessez-le-feu en octobre 2025
En pleine illégalité vis-à-vis du droit international, malgré les multiples avis et jugements des juridictions internationales, notamment de la Cour internationale de Justice et de la Cour Pénale internationale, le gouvernement génocidaire israélien, avec la pleine complicité des gouvernements des États-Unis et des pays européens, continue d’exterminer le peuple gazaoui.
Cet article est également publié dans l’Insoumission
Semaine après semaine, le gouvernement génocidaire israélien, avec la pleine complicité des gouvernements des États-Unis et des pays européens, continue d’exterminer le peuple gazaoui que cela soit par armes, par blocage de l’aide alimentaire, de l’aide médicale, des tentes, par une interdiction début janvier de 37 ONG internationales, et depuis 2025 de l’interdiction de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient créé en 1949 (UNRWA).
Et tout ceci en pleine illégalité vis-à-vis du droit international, malgré les multiples avis et jugements des juridictions internationales, notamment de la Cour internationale de Justice et de la Cour Pénale internationale.
Un enfant gazaoui assassiné chaque jour par le gouvernement israélien, depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025
L’Office pour les Affaires Humanitaires de l’ONU (OCHA, #353 | Gaza Strip) indique que dans les 15 premiers jours de 2026, 36 Gazaouis ont été tués et 100 ont été blessées. Rien qu’entre le 8 et le 9 janvier 2026, 14 personnes ont été tuées dont 5 enfants (le plus jeune avait 5 ans) et 17 autres ont été blessés.
Depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025, 449 morts palestiniens ont été tués, et 1 246 blessés, dont 100 enfants, soit un enfant assassiné chaque jour par l’armée israélienne !
Rappelons qu’Israël a tué 71439 Gazaouis depuis octobre 2023 (dont 50 % de femmes et enfants) et en a blessé 171 324.
Les études épidémiologiques publiées dans les grandes revues médicales (voir notre article) montrent que le nombre de morts indirects dus au génocide (maladies, famine, nouveaux-nés, personnes âgées, handicapés) est entre 3 à 4,6 fois plus élevé que le nombre de morts par blessures traumatiques.
Ce sont donc entre 285 000 et 402 000 Gazaouis qui auraient été tués depuis octobre 2023 depuis octobre 2023, soit 13 % à 18 % de la population gazaouie.
Une entreprise systématique de destruction des conditions élémentaires de survie
Comme indiqué dans notre article précédent, Israël s’attaque méthodiquement à chaque condition essentielle de survie : destruction de 75 % des infrastructures d’eau, de 80 % des infrastructures d’hygiène (300 000 tonnes de déchets non collectés, destruction des stations d’épuration), des infrastructures d’électricité, des moyens d’abris en pleines tempêtes d’hiver, des infrastructures de santé (seul un tiers des hôpitaux partiellement fonctionnels), des apports de l’aide alimentaire, et maintenant depuis janvier 2026 d’une interdiction de 37 ONG internationales. Rappelons que plusieurs mois d’aide de toute sorte en provenance de l’ONU et des ONG sont bloqués par Israël à quelques dizaines de kilomètres des Gazaouis démunis de tout !
Dans son rapport du 14 janvier 2026, l’OCHA indique que 1,3 million des Gazaouis vivent toujours sous des abris de fortune. Du fait des violentes tempêtes d’hiver, des pluies et inondations, 800 000 personnes tentent de survivre sous des lambeaux de tentes inondées, exposant les nouveau-nés à un risque accru d’hypothermie et les femmes enceintes à un manque d’espaces sûrs pour se reposer ou accoucher.
L’accumulation de 300 000 tonnes de déchets non collectés et les eaux usées qui s’écoulent entre les tentes créent un environnement pathogène. On recense plus d’un million de cas d’infections respiratoires et la réapparition confirmée de la polio. Save the Children a souligné l’impact particulièrement grave des maladies hydriques telles que l’hépatite, la diarrhée et la gastro-entérite, qui touchent 10 % chez les enfants de moins de cinq ans, sans structure médicale, sans médicaments.
La survie dans ces conditions effroyables est d’autant plus difficile du fait de la restriction par Israël de l’aide alimentaire et médicamenteuse, alors que plusieurs mois de stocks sont disponibles aux portes de Gaza.
L’OCHA indique qu’au 14 janvier 2026, 1,6 million de personnes (77 % des Gazaouis) font face actuellement à une crise insécurité alimentaire aiguë (Phase 3 de l’IPC ou plus), dont 571 000 personnes en situation d’urgence (Phase 4 de l’IPC), ce qui entraîne un métabolisme et des défenses immunitaires très affaiblis.
Une situation catastrophique qui va encore empirer avec l’interdiction début janvier 2026 par Israël des principales ONG internationales, le dernier maillon humanitaire à Gaza.
IIsraël vient de décider d’interdire début janvier 2026 37 ONG d’acheminer de l’aide et de renouveler leur personnel travaillant à Gaza :
Action contre la faim, ActionAid, Alianza por la Solidaridad, Campagne pour les enfants de Palestine, CARE, DanChurchAid, Conseil danois pour les réfugiés, Handicap International, Humanité & Inclusion, Centre international des volontaires du Japon, Médecins du Monde France, Médecins du Monde Suisse, Médecins Sans Frontières Belgique, Médecins Sans Frontières France, Médecins Sans Frontières Pays-Bas, Médecins Sans Frontières Espagne, Médecins du Monde, Mercy Corps, Conseil norvégien pour les réfugiés, Oxfam Novib (filiale néerlandaise d’Oxfam), Première Urgence Internationale, Terre des hommes Lausanne, Comité international de secours, WeWorld-GVC, World Vision International, Relief International, Fondazione AVSI, Mouvement pour la paix-MPDL, Comité américain des amis, Medico International, Association de solidarité avec la Palestine en Suède, Défense des enfants International, Aide médicale pour les Palestiniens Royaume-Uni, Caritas Internationalis, Caritas Jérusalem, Conseil des Églises du Proche-Orient, Oxfam Québec, War Child Holland.
Comme le souligne l’ONU, cette interdiction est totalement illégale dans le contexte du droit international.
C’est en particulier le cas de Médecins sans frontières (MSF)
« L’enregistrement de MSF en Israël ayant pris fin le 31 décembre 2025, nous ne sommes plus autorisés à acheminer du matériel médical et à maintenir les rotations de notre personnel international à Gaza.
Cependant, à l’heure actuelle, MSF continue de gérer un cinquième des quelque 2 300 lits d’hospitalisation encore existants à Gaza ; un accouchement sur trois se fait dans une structure hospitalière dans laquelle nous intervenons. Nous fournissons également des millions de litres d’eau par jour, et assurons des soins dont l’offre fait cruellement défaut à Gaza, comme la prise en charge des grands brûlés ».
Ou de l’association Suisse Save the Children
« Save the Children figure parmi les ONG internationales qui se sont vues refuser le renouvellement de leur enregistrement par les autorités israéliennes, les empêchant ainsi de continuer à fournir une aide humanitaire aux communautés palestiniennes à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.
Depuis octobre 2023, Save the Children a apporté son soutien à 1,6 million de personnes à Gaza, dont 812 000 enfants, et à 118 000 personnes en Cisjordanie, dont 62 000 enfants. Save the Children est le troisième plus important fournisseur international d’éducation dans le cadre de services d’urgence, notamment grâce à la mise en place d’espaces d’apprentissage temporaires à Gaza, et le plus important fournisseur d’aide financière et de bons d’achat parmi les territoires palestiniens occupés. »
C’est tout particulièrement le cas de L’UNRWA – l’organisme créé par les Nations Unis pour fournir éducation, de soins de santé primaires et d’aide humanitaire aux réfugiés palestiniens.
Environ 11 500 membres du personnel palestinien de l’UNRWA continuent de fournir des services et une assistance permettant à la population de Gaza de survivre. Depuis fin janvier 2025, les autorités israéliennes n’ont délivré aucun visa ni permis d’entrer au personnel international de l’Agence pour le territoire palestinien occupé, y compris Gaza. Et Depuis mars 2025, les autorités israéliennes empêchent l’UNRWA d’acheminer directement du personnel humanitaire et de l’aide dans la bande de Gaza. Alors que prépositionnée à l’extérieur de Gaza, l’UNRWA dispose de suffisamment de colis alimentaires, de farine et de matériel d’abri pour des centaines de milliers de personnes. Dans ce contexte très difficile, l’UNRWA est menacée d’effondrement et va licencier prochainement 600 de ses employés à Gaza
Ces restrictions interviennent malgré le réquisitoire extrêmement sévère de la Cour internationale de Justice (CIJ) contre les allégations d’Israël (22 octobre 2025).
Dans son avis rendu en février 2025 dans le cadre de la procédure engagée par l’Afrique du Sud, la CIJ a rappelé qu’Israël, en tant que puissance occupante, a l’obligation :
- de permettre l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire,
- de faciliter le fonctionnement des organisations humanitaires, y compris l’UNRWA,
- et de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir des atteintes graves aux droits fondamentaux des civils palestiniens.
Signez massivement la pétition pour arrêter cet effroyable génocide commis par Israël avec la complicité des États-Unis et des gouvernements européens.
Ce génocide commis par Israël avec la complicité des pays occidentaux, dont la France, pourrait être arrêté immédiatement si l’Europe respectait l’article 2 de l’accord de libre échange qu’elle a signé avec Israël. En effet, si cet accord prenait fin, l’économie israélienne s’effondrerait rapidement puisque l’Union européenne est le premier partenaire commercial d’Israël, avec environ un tiers des exportations israéliennes destinées à l’UE et 40 % de ses importations en provenance de l’Union.
Article 2 « Les relations entre les Parties, ainsi que toutes les dispositions de l’accord lui-même, sont fondées sur le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques, qui guident leur politique intérieure et internationale et constituent un élément essentiel du présent accord. »
Accord de libre-échange UE-Israël
Une pétition européenne vient d’être initiée le 13 janvier 2026 et a déjà recueilli plus de 260 000 signatures en 5 jours.
Plus vite cette pétition recueillera un million de signatures, plus vite, elle sera enregistrée et pourra permettre d’initier la procédure de remise en cause de cet accord de libre échange.

N’attendons rien des gouvernements ocidentaux qui soutiennent ouvertement ou de façon masquée ce génocide !
Au-delà de quelques condamnations verbales, mis à part l’Espagne, L’Irlande et la Norvège, aucun gouvernement n’a pris des sanctions.
Bien au contraire,
- L’Allemagne et la France continuent de vendre des armes à Israël
- Le commerce avec les colonies illégales s’amplifie
- Les soldats binationaux, notamment Franco-israéliens, participant au génocide à Gaza et à l’apartheid en Cisjordanie ne sont pas poursuivis
- Les dirigeants israéliens poursuivis par par la Cour Pénal internationale continuent à survoler le territoire français, alors que le gouvernement français a l’obligation de les arrêter.
